Pratiques Sociales et Fragilite des Institutions de Microfinance en Cote d’Ivoire: Cas de la Coopec
International Journal of Development Research
Pratiques Sociales et Fragilite des Institutions de Microfinance en Cote d’Ivoire: Cas de la Coopec
Received 11th May, 2025; Received in revised form 27th June, 2025; Accepted 18th July, 2025; Published online 29th August, 2025
Copyright©2025, KOUAME Etienne Kouassi. This is an open access article distributed under the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original work is properly cited.
Le présent article vise à étudier l’effet des pratiques sociales sur la fragilité des institutions de microfinance (IMF) dont la COOPEC. La méthode de travail qui s’inscrit dans une approche purement qualitative a combiné les recherches documentaires, les enquêtes et les observations directes au sein de la COOPEC. Aussi, des focus groups ont été effectués avec les membres de la coopérative. L’analyse systémique et la méthode compréhensive ont été mobilisées dans cette étude. L’individualisme méthodologique a permis de comprendre l’objet de l’étude et la théorie du cycle de vie (TCV) qui permet d’expliquer la pérennité des (IMF). L’analyse de contenu nous a permis d’analyser les données. Les résultats observés montrent que les pratiques sociales expliquent la non pérennisation c’est-à-dire l’instabilité ou la fragilité des institutions de microfinance dont la COOPEC. Ces résultats traduisent d’abord que la fragilité des institutions de microfinance dont la COOPEC est due d’abord au détournement de l’objet de prêt, ensuite à l’abandon des emprunteurs par leurs avals et enfin au rapport c’est-à-dire la familiarité entre les représentants élus qui sont des sociétaires et les sociétaires eux-mêmes dont la sélection des candidats pour le prêt est impersonnelle conditionne la fragilité de cette institution. Cela dit, les rapports entre les sociétaires et les représentants élus pourraient entraver la non pérennisation de la COOPEC à cause de la corruption et la fraude pour la plupart dues aux taux d’intérêts insupportables.